
Indications principales
Correction d’une surprise réfractive pseudophaque : hypermétropie, myopie résiduelle, anisométropie, parfois après chirurgie réfractive cornéenne préalable ou biométrie difficile. L’intérêt est que la puissance se calcule surtout à partir de la réfraction subjective postopératoire stable, sans devoir connaître exactement la cause de l’erreur biométrique initiale.
Correction d’un astigmatisme résiduel : les add-on toriques peuvent être utiles, surtout si laser cornéen contre-indiqué ou peu souhaitable. Mais la stabilité rotationnelle est le point faible : dans une revue 2023 de 155 yeux, la rotation était la complication la plus fréquente, avec repositionnement dans 50/155 yeux, soit 32,25 %, avec une grande variabilité selon les plateformes.
On privilégiera donc la retouche laser pour l’astigmatisme si possible.
Upgrade presbyopique : ajout d’un multifocal/trifocal/EDOF de sulcus chez un pseudophaque monofocal. L’avantage est la réversibilité : si halos, dysphotopsies ou baisse de contraste sont mal tolérés, on peut retirer l’add-on en gardant l’implant monofocal de sac.

Avantages par rapport à l’échange de la lentille d'origine
L’implant add-on est souvent techniquement plus simple qu’un échange tardif, surtout si le sac est fibrosé. Il préserve le complexe sac-LIO primaire et évite de décoller des haptiques capsulaires adhérentes.
En effet l’échange tardif expose à une rupture capsulaire, zonulolyse, déchirure rétinienne, œdème maculaire et nécessité secondaire de fixation sclérale/irienne si le support capsulaire est perdu.
Autre avantage : la prédictibilité réfractive. Pour un add-on sphérique de faible puissance, on travaille sur la réfraction réellement mesurée du système optique pseudophaque. L
Inconvénients et complications à surveiller
Inconvénients et complications à surveiller
Les complications pertinentes sont : inflammation chronique, dispersion pigmentaire, hypertonie, rotation si torique, dysphotopsies et rare interaction optique avec la lentille primaire. Les anciennes techniques “piggyback” avec deux implants dans le sac ont été associées à l’opacification interlentille ; cette complication est précisément une des raisons pour lesquelles on préfère un implant de sac + un implant de sulcus bien dessiné, avec séparation des optiques.
